Gabriel Iacono arrête sa grève de la faim

Il a obtenu satisfaction alors il stoppe son action de protestation… Ainsi qu’il le réclamait, Gabriel Iacono a été entendu vendredi par le parquet de Grasse.

Pendant 1h30, il a réitéré sa rétraction, répété qu’il n’avait pas été violé par son grand-père comme il l’avait prétendu pendant dix ans. Il a apporté des précisions pour justifier ce revirement.

A l’issue, il a donc mis fin à sa grève de la faim entamée la veille. Incarcéré à la maison d’arrêt de Grasse depuis le 9 janvier, son grand-père saura le 13 mars s’il bénéficie ou non d’une libération conditionnelle.

Ce jour-là, la cour d’appel d’Aix examinera le recours du parquet de Grasse qui souhaite un maintien en détention de l’ancien maire de Vence.
(Source Nice Matin)

Le combat «jusqu’à la mort» de Gabriel Iacono

Le petit-fils de Christian Iacono a annoncé qu’il entamait une grève de la faim pour obtenir la libération de son grand-père.

Il arrive en avance, sous un soleil radieux, au rendez-vous fixé à la presse devant le palais de justice de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Tenue décontractée, jeans, baskets et lunettes de soleil sur la tête, mais nerveux et le visage fermé. D’emblée, Gabriel Iacono, 21 ans, donne le ton. «Je viens crier la culpabilité du parquet qui condamne injustement mon grand-père. J’ai tout fait pour lui rendre la liberté, mais le procureur s’acharne. Ce que je veux, c’est qu’on m’entende. À partir de jeudi, j’entame devant le palais de justice une grève de la faim et si on ne m’écoute toujours pas, on me retrouvera à l’hôpital… Je vais me battre jusqu’à la mort.»

Jeudi, Jean-Michel Cailliau, procureur de Grasse, a fait appel de la décision du juge d’application des peines de remettre en liberté Christian Iacono. À 76 ans, l’ancien maire de Vence, condamné à deux reprises, purge une peine de neuf ans de prison pour le viol de son petit-fils, Gabriel. Ce que celui-ci nie aujourd’hui avec le dernier désespoir, après l’avoir longtemps accusé. Il réfute une à une toutes les théories sur sa volte-face.
«Mensonge de gosse»

«On dit que ma famille me manipule, mais c’est moi qui suis allé les voir pour leur dire que j’avais menti, martèle-t-il. Et pourquoi mentirais-je aujourd’hui? Il y a un an, mon statut de victime était bien plus favorable, je devais toucher 60.000€ d’indemnités et les gens portaient sur moi un regard compréhensif. Aujourd’hui, ce ne sont qu’insultes et saloperies! J’ai menti quand j’étais gosse, voilà la vérité. Mais la justice n’accepte pas le mot de mensonge, elle n’accorde sa confiance qu’à la parole de l’enfant, sacralisée.»

Les examens médicaux qui ont établi qu’il pouvait y avoir eu sodomie? «Les seuls experts crédibles n’ont, effectivement, pas exclu cette hypothèse, mais ils ont expliqué aussi que les cicatrices que j’avais pouvaient provenir d’une tout autre origine», rétorque Gabriel. Ses rapports avec son père, susceptible d’avoir instrumentalisé son fils pour régler ses propres comptes avec son père à lui? «Aujourd’hui, je n’ai plus aucun rapport avec lui, il passe son temps à m’insulter sur les blogs.»

L’avocat (déjà le quatrième) du jeune homme, Luc Febbraro, l’a mis en garde contre les risques d’une grève de la faim. «J’ai vu le film sur Outreau et c’est vrai que ça fait peur, répond Gabriel. Mais ceux qui me connaissent savent que j’irai au bout.»
(Source Le Figaro)

“Le nombre de détenus atteint un nouveau record en France” : La faute à qui ?

Jamais il n’y a eu autant de personnes emprisonnées en France. Selon les statistiques mensuelles de l’administration pénitentiaire (AP), le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint, le 1er décembre, un nouveau record historique, avec 65 262 personnes incarcérées. Le parc pénitentiaire, comptant 57 255 places, est donc nettement surpeuplé avec un taux d’occupation de 113,9 % (113 % au 1er novembre).

Les statistiques de décembre représentent une hausse de 6,2 % par rapport à décembre 2010 (61 473), et de 0,9 % par rapport au 1er novembre 2011 (64 711), précise l’AP dans un communiqué.

RECORD BATTU MALGRÉ DOUZE NOUVELLES PRISONS

Dans le détail, le nombre de prévenus (en attente de jugement) s’élève à 16 587, soit 25,4 % des personnes incarcérées. Les mineurs détenus sont 750, en hausse de 8,7 % par rapport au mois précédent (690). Ils représentent 1,1 % des personnes incarcérées. Enfin, 10 698 personnes bénéficient d’aménagements de peine (semi-liberté, bracelet électronique, etc.), dispositif ayant progressé de 25,4 % en un an et de 43,7 % en deux ans.

Déjà, en juin dernier, le record d’incarcérations avait été battu avec 64 971 personnes enfermées. Cette surpopulation carcérale n’a donc pas été empêchée par les constructions de prisons, initiées par le gouvernement. Pas moins de douze établissements pénitentiaires ont ouvert leurs portes entre 2008 et 2011 (Mont-de-Marsan, Saint-Denis de la Réunion, Roanne, Lyon-Corbas, Nancy-Maxéville, Poitiers-Vivonne, Béziers, Le Mans, Bourg-en-Bresse, Rennes-Vezin, Le Havre et Lille-Annœullin).

LE GOUVERNEMENT SOUHAITE PLUS DE PRISONS

Cette hausse de 12,3 % de la capacité opérationnelle du parc pénitentiaire n’a donc pas su combler les manques pourtant établis de longue date. Pour tenter de résorber la situation, le gouvernement prévoit la construction de plus de 20 000 places de prison supplémentaires pour fin 2017, dans l’optique d’un parc carcéral de 80 000 places.

Au grand dam de l’Observatoire international des prisons (OIP), une association de défense des droits des détenus, qui a appelé les parlementaires à voter contre la loi de programmation prévoyant cette nouvelle augmentation, “économiquement coûteuse” et, selon lui, “contre-productive en termes de prévention de la récidive”. Dans son premier rapport depuis six ans, publié la semaine dernière, l’OIP estimait en outre que les conditions de détention n’avaient pas connu d’avancée majeure ces dernières années.
(Source Le Monde)

DE QUI SE MOQUE T-ON ? 65261 + 1 INNOCENT EN TROP : CHRISTIAN IACONO …..

Ecoeurant, inhumain, révoltant …

Les superlatifs ne manquent pas pour décrire un tel acharnement du parquet et du Procureur Général de Grasse, Mr Caillau .

Alors même que la Justice par l’intermédiaire de la JAP s’attelait à respecter la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 pour les personnes âgés de plus de 70 ans, permettant ainsi à Mr IACONO Christian de bénéficier d’une libération conditionnelle en attendant son procès en révision, comme d’ailleurs, Loic Sécher, Dany Leprince et bien d’autres, la Parquet de Grasse (et/ou plutôt d’Aix) s’est empressé de faire appel d’une décision d’une JAP … chercher l’erreur ?  L’article ci dessous vous permettra de mieux comprendre l’attitude des parquets … le nôtre est vernis !

La question la voici : QUAND VOUDRONT ILS RECONNAITRE LEURS ERREURS  ? C’est dur n’est-ce pas ?  et pour cela vous espérez qu’il reste en prison …. oui bien sur car en prison avec toute cette torture psychologique que vous lui faites subir …. il pourrait crever surtout à 77 ans (on croise les doigts , Messieurs ?) et là … bien sur …. plus de procès, plus de reconnaissance de ses erreurs , plus de sanctions (“réprimande” ou “promotion”) c’est si simple comme cela …

Alors, le défi est lancé ! Car on parle plus de son innocence, évidente pour vous aussi, on parle de sa résistance …. face à un Parquet déchainé, prêt à tout pour détruire celui qui risque de les montrer du doigts ! Le défi est lancé et derrière Mr IACONO Christian, l’artillerie lourde : son comité de soutien , Gabriel, sa famille, ses avocats,  l’opinion publique … et je laisse à certains le droit d’imaginer les autres ….

Article du Figaro : cliquez-ici

Christian IACONO : encore un innocent contraint à la prison !

Peu importe le problème de surpopulation des prisons françaises, sa Majesté La Justice ne badine pas avec les innocents qu’elle a condamnés à tort sur la base de fausses déclarations d’abus sexuels. Après les affaires MADEIRA et Loïc SECHER, voici l’affaire IACONO qui décrébilisera une fois de plus l’institution aux yeux des citoyens.

Christian IACONO, l’ancien maire de Vence (06) a été condamné à deux reprises (avril 2009 et février 2011 en appel) à 9 ans de prison pour le prétendu viol de son petit-fils Gabriel, âgé alors d’une dizaine d’années, sur la seule parole d’accusation de ce dernier. Au cours de l’instruction qui s’est étalée sur les années 2000 à 2009 et pendant les deux procès, le grand-père Christian IACONO n’a cessé de crier son innocence sans pouvoir se faire entendre.

Depuis février 2011, Christian IACONO était incarcéré à la prison de Grasse et il ne restait que le pourvoi en cassation pour espérer faire sauter le cliquet de la condamnation définitive. Petit espoir qui ne portait que sur la forme de la procédure et non sur le fond de l’affaire !

Mais l’explosion du dossier n’a pas attendu le verdict de la Cour de cassation. Il est intervenu en mai 2011 lorsque le petit-fils a décidé, avec beaucoup de courage, de s’extirper du carcan mensonger dans lequel il s’était laissé enfermer depuis près de 10 ans pour ne pas perdre la face vis-à-vis de sa famille et de la société !

On pourra toujours regretter que la lucidité retrouvée du petit fils ne soit pas intervenue quelques mois plus tôt, juste avant la condamnation en appel. Certains, sûrement avec raison mais sans connaître toute la trame de sa condition familiale, porteront un jugement sur le mensonge de l’enfant devenu un jeune homme au moment des procès !

Ce n’est pas le sujet de notre réflexion. Intéressons-nous plutôt à la réaction de la mécanique judiciaire !

Le bon sens voudrait que ce dédit de l’accusation, en faisant exploser le fondement de la condamnation, permette à Christian IACONO de retrouver une liberté confisquée par erreur dans l’attente d’une reconnaissance définitive de son innocence.

Et, effectivement, dans un premier temps, le bon sens a pu crier victoire car la machine judiciaire s’est empressée de libérer Christian IACONO fin mai 2011 tout en le plaçant sous contrôle judiciaire.

Mais très vite, la mécanique de la machine judiciaire a repris ses droits ! Car la libération de Christian IACONO n’aura été qu’un feu de paille lié seulement à la procédure du pourvoi en cassation. Ce pourvoi, étudié en novembre 2011 par la Cour de cassation n’a, comme il a été dit précédemment, pris acte que de la forme et non du fond de l’affaire !

Le fait nouveau constitué par le dédit du petit-fils ne concernait que le fond de l’affaire. Il fut donc immédiatement écarté ! Et pour la machine, la procédure ayant été respectée, peu importait si l’accusation sur laquelle était basée la condamnation avait disparu.

Ah, s’il avait manqué un coup de tampon sur un acte, tout aurait été différent !

Les magistrats de la Cour de cassation ont donc rejeté mécaniquement le pourvoi sans autre considération que celle de se laver les mains en précisant seulement que le fait nouveau doit passer par une demande en révision.

Circulez, il n’y a rien à reprocher à la procédure ! Peu nous importe si un innocent a été condamné à tort, peu nous importe s’il risque de retourner en prison pendant plusieurs années avant d’obtenir un espoir de révision !

Le cliquet de la mécanique judiciaire a alors été réenclenché sur la condamnation définitive. Et dans sa logique kafkaienne, sa Majesté la Justice a imposé à Christian IACONO un retour en prison à partir du 9 janvier 2012 ! Merci de lui avoir accordé la grâce des fêtes de fin d’année en famille !

Certains esprits “optimistes” osent espérer que derrière la robe de magistrat, il y aura sûrement encore un peu d’humanité pour dire qu’il faut arrêter cet emballement absurde et laisser Christian IACONO en liberté dans l’attente d’un nouveau procès !

Pour cela, il faudrait que la commission de révision se réunisse au plus vite !

Pour cela, il faudrait que les magistrats comprennent enfin que la parole de l’enfant n’est pas vérité absolue et que lorsque la Justice s’appuie principalement sur cette parole pour condamner, elle peut se tromper !

Pour cela, il faudrait que les magistrats comprennent que la liberté d’un innocent est plus importante que la mécanique du cliquet !

Pour cela, il faudrait qu’il y ait un texte de loi qui impose la remise en liberté automatique de l’innocent injustement condamné lorsque la prétendue victime d’abus sexuels revient sur ses accusations !

Outreau, l’affaire Sécher, l’affaire Madeira n’ont pas suffi pour faire comprendre des choses aussi simples. Faudra-t-il y ajouter encore l’affaire IACONO ?

Combien de mois, combien d’années d’enfermement faudra-t-il encore à Christian IACONO pour faire reconnaître son innocence et retrouver sa liberté ?

Mesdames et Messieurs les magistrats, c’est à vous de nous donner la réponse !
Source Agoravox

Aujourd’hui 7 Février 2012 : c’est l’anniversaire de Christian !

Anniversaire particulier puisqu’il ne pourra pas le fêter entouré des siens.Mais nous aurons une pensée pour lui.Nos voeux et nos bises franchiront ce jour-là les murs de sa prison et le reconforteront. Guy Iacono

Nous pensons très fort à toi en ce jour d’anniversaire. Nos pensées et nos cœurs s’unissent pour t’envoyer un gros bisous à travers ces murs de prison … que ton cadeau soit la Liberté … pour bientôt on l’espère !
Jeanine, Cécile, Rodolphe, Adrien et Emma.